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jeudi 5 février 2009

Je n’ai rien à dire. Si. C'est lamentable d'être aussi las. J'ai quelque chose à dire. Tu deviens trou et tu m'enterres. Tu m'as tué une ou deux fois de plus que tu ne l'avais déjà fais et refais. Je te déteste quand tu m'aimes et je pourrais dire m'aimer lorsque tu me hais, mais là n'est plus la question, non. T'as juste le cul posé sur un point d'interrogation, sans même te poser de question. L'intégrité ?- Connerie. L'amour? - Connerie. La passion?- tu l'as finie. Les restes d'une relation posée et agréable?- à la recherche de lionceaux plus touffus sans doute... L'amitié? - Un idéal refusé. Un air con. Con car conne n'est que trop de lettre. Une manière de vouloir faire l'intéressé qui énerve, car on a tous connu la chanson. La franchise qui coule, car oui elle coule, regardez la se déverser dans un bel océan bleu, toute cette belle suite de vérités en putréfaction qui sorte d'une bouche d'égout. Le dégout. Oui. Le dégout. Le dégout car tu deviens ce que tu n'étais pas, et il faut dire que bien avant cela tu n'étais déjà plus la même aimante aimée, la même douceur et la même saveur. Après tout je suis un homme, et quand je crée un monstre je me mets à le renier, le détester. Tu n'es pas ma fille, et tes enfants, aussi difformes qu'ils pourront être, ne le seront jamais. Tu es le crachat, la bille de Satan, et Satan ne peut être que moi. C'est le rôle que tu me donnes et que, après tout, j'accepte pour des raisons et d'autres. Si je peux convertir des gosses pourris gâtés en suppositoire, y'a pas de soucis de ce coté là. La mer après tout j'irai, avec des personnes plus motivées et plus vivantes. Car oui, tu es mortes, c'est moi qui t'ai tuée, saloperie. Lorsque tu t'es éteinte, je t'ai rallumée comme une clope mal roulée avec un tabac de merde lors d'une journée de tempête, tout ça par l'envie mutuelle de planer un peu. Le plaisir d'aspirer une fumée qui me pourrit les poumons et m'empêchera sans doutes de respirer par la suite, pendant que tu prenais plaisir à doucement rouler entre mes lèvres, sans y prendre la salive. Tu t'es consumé rapidement, tu n'as même pas laissé d'odeur de tabac brulée. Froide. Tu es froide. Les cigarettes ont changé, je n'y trouve plus de tabac. Tu n'es plus un tabac, tu deviens une mauvaise drogue aux couleurs vertes, ayant le pouvoir d'attraction envers les mecs mal enfumés, bercés par l'envie d'une taffe pour mieux se sentir tousser. La passion s'en est allé au profit. Et t'en mettre plein les fouilles est devenu ton nouvel objectif. Acheter un regard et des mots de tendresses, des gestes attentionnés, ou simplement des mots complices sans obsessions et sans désirs. Peu importe le produit, peu importe le géni, maintenant la quantité fait des ravages pour ce qui est des remontants, à la recherche de la distillerie de sa propre eau de vie. C'est comme boire le plus infecte des whisky, et continuer à passer une vie morose devant sa télévision qui ne diffuse plus que de la neige depuis 2011, mais sans montagnes et boules de neiges, plus de magie de la nature, pas même dans un morceau de sitar, pas même dans le regard d'une folle ou d'un fou, de ces taches bleu azur ou noisettes croquantes avec le parfum délicieux d'une peau agitée par l'amour éphémère entre deux personnes et leurs fantasmes des plus intimes. La mort pourra venir encore et toujours, quinze ou cent quinze fois, jamais elle ne me grignotera, même pas la balle d'un vieux colt poussiéreux tirée par une femme fatale qui rongerait mon cerveau petit à petit en un millième de seconde, juste pour voir un peu d'elle même et satisfaire son égo reflété dans ma cervelle. Et ça explosera de partout. Sur le tapis et les murs, les fenêtres, sur les draps des voisins et sur les matelas des femmes mûres. Du sang partout. Le sang rouge à colère noire qui viendra effacer nos trottoirs et nos villes, et bercer la civilisation dans sa mise au chaos. Quand la cupidité aura tué l'espoir. Quand l'espoir aura tué des peuples qui croyaient au bonheur, aux baises faciles, aux drogues, à l'alcool et aux âmes sœurs. Quand vos oreilles saigneront aussi de ne pas avoir pu entendre les cris de détresse qu'ont poussés des milliards de personnes et vous mêmes face à cette même fatalité qu'est la mort face à la virginité de tout ce à quoi nous aurions pu dire non. Quand tu m’auras explosé le crâne, quand vous nous aurez tous saignés comme aucun autre animal n'en aurait saigné un autre juste par fierté, rien ni personne ne pourra m'empêcher de me relever pour le dire encore une fois. La haine n'est pas morte et ce n’est pas toi qui la tueras.

par @-Nobody. pondu à 23:00:00  

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