Je déteste donner des titres, pour moi, ils n'ont aucun sens.
jeudi 8 janvier 2009
C'est à ces heures souvent dites "perdues", entre minuit et 6h, là où l'on ose pas dire bonsoir ou bonjour, et là où bonne nuit n'a pas de sens, qu'un article vient s'écrire ici. Voyez vous c'est il y'a quelques instants que je me suis levé de mon lit en sursaut, après avoir regardé un film de Gaspar Noé et du porno, pour me foutre là où je vous écris actuellement, c'est à dire posé dans mon salon avec un chocolat chaud, et tout un tas d'affaire qui plairait beaucoup à un étudiant en cinéma plongé dans ses révisions.
Sans avoir de recul, 2008 s'est avérée être une belle année de pute. Ne serait-ce qu'à ses débuts. Ses premières heures m'ont donné un trou noir mémorable, et ses premières minutes une langue bien baveuse enfoncée dans ma bouche copiant copieusement la gestuelle d'une machine à laver en pleine action. Un an plus tard, cette langue, qui n'a toujours pas été foutue de trouver sa place la plus convenable (une poche, sûrement) continuait de raconter à qui voulait bien l'entendre que j'embrassais comme un pied (si encore c'était la seule chose qu'elle racontait...).
Janvier 2008 marquait une drôle d'affinité avec une drôle de femme. Pour ne pas la nommer comme elle ne le devrait pas, je l'appellerai ici Sabrina. Une grande histoire en perspective, un lien fort comme jamais, des peurs... immense... et tout un jargon redondant lorsqu'il s'agit de grande histoire d'amour qui finissent. C'est après une Leffe bien fraiche devant la Treille en plein hiver, et de folles nuits mouvementées presque interdites que l'on comprenait ce que tomber follement amoureux voulait dire. Mais, lâche comme je l'étais, et que je suis sûrement aussi tôt qu'il peut être aujourd'hui, et que je serai aussi tard qu'après mon cours de théâtre du jeudi soir, je me laissais tranquillement bercer par la peur de risquer trop gros, juste après m'être laisser border par le trop raisonnable à la recherche d'un équilibre qui n'existait pas. Non, pas de dangereuses nuit à passer dans un internat, finalement peu gardé, avec elle. Peut être parce qu'elle a des coloc ? Peut être parce qu'à mon goût tout ça n'étais pas aussi beau et aussi vaillant que ça pouvait le paraitre? Et là nous y venons. Après trop de temps passer ensemble dans la prison quasi-campagnarde qu'était ma maison en pleines pluies de juillet, à trop chercher la flemme et les ébats cuniculaires et, malgré tout, les désaccords en tout genre, le flou commençait à s'installer, jusqu'à (pour éviter de radoter, zappons quelques mois) un WE de décembre dernier, où mes mots étaient " ils faut qu'on cesse tout ça... " alors qu'une jeune artiste lilloise nous regardait en jouant " I don't love you, I don't know why" pour faire ses balance sonores avant son concert...
La personne, devenant non présente physiquement dans ma vie, me rend celle ci infernale dans le sens où trop de temps passer ensemble à tuer tout mes passes temps solitaire. Je me retrouvais seul comme un con, caché dans quelques couettes et sous quelques oreillers en espérant voir les heures défiler, car peut être que des choses meilleures m'attendaient après celle ci, me disais-je. Nada, juste moi et mes pleurnichements ridicules, encore plus peineux que la somme de toutes mes peines, attendant encore que le jours se lève en pleine nuit...
Cerise sur le gâteau, c'est la langue pucelle du premier de l'an 2008 qui vient m'attaquer pour me traiter de "gros salaud égoïste enfermé dans sa bulle moimoimoi artiste romanesque en mal de vivre qui ne veut que faire la morale avec des phrases complètement vides de sens." tout ça parce que j'avais pris la très lourde initiative de plaquer comme une merde une personne que j'aimais trop fortement pour la plaquer comme une merde, juste pour rendre à tout deux ce qui nous devait : une vie bien meilleure que lors des cinq mois précedents. Tiens... c'est drôle, car au moment où j'écris ces lignes c'est "Girls Just Wanna Have Fun" qui passe sur mon lecteur... Tout ça pour dire qu'encore une fois, cette fameuse insulte et à qui voudra bien l'entendre.
Je passerai aussi l'épisode du plantage du nouvel an de cette année, glorieux à souhait, pour aller directement aux alentours de 00h09 ce 1er janvier 2009. C'est avec un Ukulele dans un champs gelée, en bordure de Lesquin, qu'on pouvait entendre une musique accompagnant les sons des quelques voitures réveillonnant avec l'autoroute et certains trains voisins. Il y'avait des feu d'artifice aussi je crois... Tout était bien flûte de champagne puis devint complètement flou. accumulant les message du genre " bonne année" (que je n'ai envoyé à personne, et souhaité à pas grand monde, dans le sens où 2009 n'est pas à souhaiter pour des raisons graves...) Un appel de Sabrina. Je raccompagne un groupe de fille sur Ronchin, je fonce en ville pour aller chez Arthur. Mais j'avais sommeil... Je me réveille donc à 10h00 du matin parce que je m'étais crier durant mon sommeil que ma voiture était mal garée. Arthur n'était pas là, mais Sabrina oui! En vitesse je m'en vais- même le premier de l'an j'étais lâche- par chez moi pour un repas familial...
Quelques jours après, sur l'imminence de la periode d'examen, je n'ai toujours rien révisé. Toujours la même peur, toujours les même non-envies. Puis pour revenir au début, y'a eu cette nuit où à 2h du matin j'ai commencer à regarder un Gaspar Noé alors qu'il me reste une quantité de film incroyable à dévorer seulement pour les examens (et Seul Contre Tous n'en fait pas partie). et sans aucune raison, après tant de mal à m'activer ces dernières semaines, mon seul élan fut un " Bon. Bois un coup et branle toi s'il le faut, mais dorénavant c'est fini cette platitude à con. Les examen que tu voulais rater n'attendront pas. Les amis, la musique, le cinéma et les prochaines joies non plus." C'est donc aux alentours de 4h30 que je me fais un bon chocolat chaud, que je prépare le thé à la menthe. Toujours sans dormir après une accumulation presque morbide de nuits sans sommeil, j'ai qu'un cours à la con à 13H, les yeux cernés, mais une envie de lacher tout ça sur un espace public presque non lu, et une motivation hors norme pour prendre les bouquins, claviers, et commencer enfin à réviser.
Il est 05:15 et on se les pèle.
Je vous souhaite une agréable journée.


moi j'ai lu (référence au "presque non lu")
et j'ai kiffé