Superflux
lundi 17 novembre 2008
La vingtaine arrive demain. J'ai les cheveux mouillés, une chambre deserte. Je suis en retard. Par ma fenêtre, un quartier qui ferait un bon décor pour une série remake de desperate housewives à la française. Les choses sont telle que je ne veux pas avancer, ni reculer, mais rester sur place, peut être par sécurité. Je ne compare pas la vingtaine à un grand saut, ni la vingtaine tout court, mais il arrive ces moments où certains, avant une descente aux enfer, en féraille pour la plus raide des pentes d'une montagne russe, ou en plein air lorsqu'un gars stagne sur un pont avant de sauter à l'elastique ( dans le premier cas il n'a pas le choix il descend avec l'appareil, dans le second, le veinard on le pousse), où l'on désir plus que tout rester figer, sur place, juste par peur de ressentir la chutte vertigineuse qui va venir. Quelle peur ? Mes reflexions ne sont pas l'absolu, mais c'est très certainement la peur de ne pas éprouver de plaisir, d'avoir mal, la peur de mal chutter, de mal tomber, l'incompréhension des lois de la physique, la peur de l'accident, la peur du " tout peut arriver". Ici c'est la même chose. La marche arrière est interdite, adios toutes les belles et jolies choses, vicieuses, gamines, curieuse, qu'on aurait voulu faire où découvrir durant son adolescence et certaine periode de sa jeunesse. Problème lorsque ces choses ne sont que très rarement compatible avec les plus d'une double décénie, et je ne pense pas qu'aux jeux de gosses interdit au moins de 12ans, même à 45ans rien ne m'empechera de les faire avec ou sans gosses. Mais pensez à ces regrets que vous avez forcement, de ne pas être aller assez loin malgré tout. Pas de comparaison à moi ou à un autre, mais juste vous et vos ambitions? Non? ça ne vous fait absolument rien ?. Bien... Disons que monter sur un petit poney me sera plus difficile, de même qu'avoir le tarif -18ans quelque part en feintant un peu. Mais qu'adviendra t il des moments où insouciants on pouvait se permettre de beaucoup de chose ? Pas assez vécu à mon gout. Beaucoup commencent à habiter seuls, ou le font depuis dejà quelques années. Les factures creusent un trou. La bouffe aussi. Le temps devient trop précieux. Les rues trop déprimantes. Une impression que déjà, les choses changent sans vous, où que vous êtes à l'ouest. Forcement, les génération contemporaines sont beaucoup plus nombreuses. Bombardés de choses complètement différentes chaques mois, une génération dure 6mois, au mieux un ans. Et il y a ceux nés avant les années 92, qui devront faire avec les plus jeunes, devenir tuteur ou victime de leur penchant pour les modes. Egaré.
En fait j'ai commencé à écrire pour voir mais il s'avère que je dois y aller. Y'en a très peu de ces putains de bus ici...

